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Cybersécurité

Gestion des identités et des accès : pourquoi « un compte par utilisateur » ne suffit plus

ST

Donner un compte à chaque collaborateur, c’était la bonne pratique d’il y a dix ans. Aujourd’hui, la vraie question n’est plus qui a un compte, mais à quoi chaque compte peut réellement accéder.

16/06/2026

6 min de lecture
Gestion des identités et des accès : pourquoi « un compte par utilisateur » ne suffit plus

Chez Computis, nous réalisons chaque semaine des audits de sécurité pour des PME romandes, des communes et des institutions publiques. Et lors de l’examen des accès, le même constat revient presque systématiquement : tout le monde peut accéder à presque tout. Pas par décision, par accumulation. Des droits ajoutés au fil des ans, jamais retirés, jamais revus.

Le problème : l’accumulation silencieuse des droits

Dans la plupart des organisations, la gestion des accès suit une logique d’ajout, jamais de retrait. Un collaborateur change de poste : on lui donne les accès du nouveau rôle, on oublie de retirer ceux de l’ancien. Un projet temporaire nécessite un accès : il est accordé, puis jamais révoqué. Une demande urgente passe par un accès administrateur « juste pour cette fois » : il reste actif des années. Le résultat est une accumulation silencieuse. Au bout de quelques années, plus personne ne sait réellement qui a accès à quoi, ni pourquoi. Et chaque accès excédentaire est un risque : si le compte est compromis, l’attaquant hérite de tous ces droits accumulés. C’est précisément ce que le principe du moindre privilège vise à corriger : chaque utilisateur, chaque application, chaque service ne devrait disposer que des accès strictement nécessaires à sa fonction, ni plus, ni moins.

Ce qu’on observe dans les PME et communes romandes

Exemple fictif : dans une PME de services, la plupart des comptes disposent de droits d’administrateur local sur leur poste, hérités d’une configuration initiale jamais révisée. Un seul de ces postes compromis offre à un attaquant un point d’appui privilégié pour se propager sur le réseau. Exemple fictif : dans une commune vaudoise, le compte d’un stagiaire parti depuis plusieurs mois est toujours actif, avec un accès complet au système de gestion des administrés, y compris des données personnelles sensibles. Personne n’a pensé à le désactiver à la fin du stage. Pour une PME, la nLPD demande des mesures de sécurité adaptées au risque, dont le contrôle des accès (art. 8 nLPD et art. 3 OPDo), et des réglages qui limitent par défaut le traitement au strict nécessaire (art. 7 nLPD). Un système où chacun peut accéder à tout va à l’encontre de cette logique. Pour ses propres traitements, une commune vaudoise relève de la loi cantonale sur la protection des données personnelles (LPrD) et de l’APDI, pas de la nLPD. En cas d’incident, l’étendue des accès d’un compte compromis détermine directement l’ampleur de la violation, et donc ce que vous devrez documenter, voire annoncer.

Les 3 points à corriger en priorité

1. Trop de comptes administrateurs Le compte administrateur ne devrait être utilisé que pour les tâches qui l’exigent réellement, et jamais pour le travail quotidien. Par confort, des collaborateurs travaillent en permanence avec des droits administrateur. Un poste administrateur compromis donne à l’attaquant les clés du royaume. La séparation entre compte quotidien et compte administrateur est une mesure fondamentale et souvent absente. 2. Aucune revue périodique des accès Les accès s’accumulent parce que personne ne les revoit. Une revue trimestrielle ou semestrielle, qui a accès à quoi, est-ce toujours justifié, permet de retirer les droits excédentaires avant qu’ils ne deviennent un risque. Cette revue n’a pas besoin d’être complexe : elle a besoin d’être régulière. 3. Pas de procédure d’offboarding systématique Chaque départ de collaborateur doit déclencher la révocation de tous ses accès le jour même : messagerie, VPN, outils cloud, applications métier, accès physiques. Pas « quand l’IT aura le temps ». Le jour même. Un compte orphelin d’ancien collaborateur est une porte d’entrée facile, précisément parce que personne ne le surveille.

L’approche Computis : appliquer le moindre privilège à votre échelle

La gestion des identités et des accès n’est pas un projet de grande entreprise. C’est une discipline qui se met en place progressivement, à la taille de votre structure, avec des outils adaptés à votre environnement Microsoft 365, Google Workspace ou infrastructure on-premise. Chez Computis, notre approche fonctionne en trois temps. D’abord, un audit préliminaire : cartographie des comptes et des droits, identification des comptes orphelins, détection des privilèges excédentaires, revue des comptes administrateurs. Ensuite, la mise en conformité : application du moindre privilège, séparation des comptes administrateurs, mise en place des procédures d’onboarding et d’offboarding. Enfin, le suivi : revue périodique des accès, alerte sur les changements de droits sensibles, intégration dans votre routine de gestion IT. Pour une question de droit, voyez un avocat ou l’autorité compétente ; Computis traite la partie technique.

Au fil des années, les droits s’ajoutent et ne se retirent pas. Le principe du moindre privilège expliqué pour les PME romandes.

FAQ

Le moindre privilège, ça ne va pas compliquer le travail de nos équipes ?

Non, si c’est bien fait. Le moindre privilège ne consiste pas à restreindre arbitrairement : il consiste à donner à chacun exactement ce dont il a besoin pour travailler. Bien configuré, il est invisible au quotidien. C’est uniquement en cas d’incident que sa valeur apparaît.

Nous sommes une petite structure : avons-nous vraiment besoin de gérer les accès aussi finement ?

Oui. Une petite structure a souvent moins de comptes, mais une plus forte concentration de droits par compte, parce que les rôles se cumulent. Le risque par compte compromis est donc plus élevé, pas moins. La gestion des accès est aussi pertinente pour 10 personnes que pour 1000.

La nLPD nous impose-t-elle de gérer les accès aux données ?

Oui, pour une PME. La nLPD demande des mesures de sécurité adaptées au risque, dont le contrôle des accès (art. 8 nLPD et art. 3 OPDo). Un système où chacun accède à tout va à l’encontre de cette logique. Pouvoir montrer une gestion structurée des accès vous aide à prouver ce qui a été mis en place. Une commune vaudoise relève, pour ses propres traitements, de la LPrD.

Nous n’avons pas d’équipe IT interne, Computis peut-il gérer tout cela à notre place ?

Oui. C’est précisément notre modèle pour les PME et communes sans ressource IT dédiée. Chez Computis, cybersécurité, cloud et réseau sont trois domaines de spécialisation d’une même équipe : vous avez un interlocuteur unique qui assure le déploiement, la configuration, la formation et le suivi.

Comment fonctionne l’audit préliminaire Computis sur ce sujet ?

L’audit préliminaire est une prestation payante qui produit un rapport documenté : cartographie des comptes et des droits, comptes orphelins identifiés, privilèges excédentaires détectés, recommandations priorisées. Son coût est intégralement déduit de la prestation si vous choisissez de travailler avec nous.

Sujets abordés

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PME Suisse

Savez-vous exactement qui a accès à quoi dans votre organisation, et pourquoi ?

Chez Computis, nous réalisons un audit préliminaire de votre gestion des identités et des accès pour les PME et communes romandes sans équipe IT dédiée. Cartographie des droits, comptes orphelins, privilèges excédentaires : rapport documenté. Notre audit préliminaire est payant et sérieux. Son coût est intégralement déduit de la prestation si vous décidez de travailler avec nous. Cybersécurité, cloud ou réseau : un seul interlocuteur chez Computis.